Une colline inter religieuse

LA DÉMARCHE INTER RELIGIEUSE DE LA COLLINE

En 2016, l’association Œuvre Notre-Dame du Haut décide de marquer les 30 ans de la rencontre d’Assise initiée par le pape Jean-Paul II en 1986.

Cette décision peut surprendre au regard de l’isolement du site dans un contexte rural sans référence au tissu sociologique des grands centres urbains. Ce choix répond néanmoins à la grande diversité du flux de visiteurs venant du monde entier.

L’expérience nous enseigne que ce public, venu à Ronchamp, pour le plus grand nombre motivé par l’exception architecturale, témoigne d’une émotion éprouvée par le lieu dans sa globalité.
Les différentes entités de la colline s’associent pour proposer, depuis 2017 une journée autour d’un thème fédérateur ouvert à toutes sensibilités religieuses ainsi qu’aux non croyants.
L’action culturelle de la Porterie s’associe à cette action par la conception d’expositions présentées dans l’espace d’accueil pour la connaissance d’expériences similaires en résonances avec cette initiative.
Rendez-vous est donné pour le 6 juin 2021 pour une prochaine rencontre.
Pour instituer de façon plus permanente cet engagement pour la fraternité humaine, les acteurs de la colline travaillent sur le projet d’une Maison pour la Paix pour œuvrer très concrètement aux grandes attentes du monde d’aujourd’hui.

UN RENDEZ-VOUS ANNUEL

En septembre 2020, la colline Notre-Dame du Haut a invité à découvrir la prière chantée entre l’Occident et l’Orient dans différentes traditions. La langue araméenne, l’hébreu, l’arabe, le latin, l’espagnol ouvrent à l’expression de la foi la plus profonde pour exprimer tous les états de l’âme humaine, de la douleur à l’action de grâce jusqu’à l’exaltation.

En ouverture, des Psaumes du Premier Testament  chantés par Louis GROSLAMBERT et Pierre GUILBERT, suivis d’un récitatif d’un extrait du Coran par Habibou TOURÉ, Imam à la Grande Mosquée de Belfort.

La chorale « L’Œuvre d’Orient » de Belfort a proposé des chants chrétiens en araméen et arabe. Pour la tradition juive, Marie-Josèphe GALLORINI a chanté la prière du Kaddish, suivie de chants judéo-espagnols et judéo turcs. Une césure instrumentale avec SHAO Zhongqin Louise a évoqué la tradition chinoise. Soeur Marie-Claire-Denys a chanté un chant à Marie de Transylvanie.

La voix peut être considérée comme l’instrument de musique le plus ancien, elle met en résonnance l’ensemble du corps pour moduler des sons sur une large tessiture. Cette richesse du son vocal est source de grandes émotions pour la personne qui vit cette expérience. À la différence de l’usage d’un instrument de musique producteur du son, cette vibration vécue corporellement, travaillée au plus près de la pensée qui la conduit en dialogue constant avec le contrôle de l’oreille offre un grand sentiment de plénitude à l’être. Nous comprenons alors l’importance du chant comme expression du sentiment religieux au travers des différentes cultures.

LE PROJET LIEUX SAINTS PARTAGÉS

Produite et présentée entre 2018 et 2019 sur le site de la Porterie de Notre-Dame du Haut à Ronchamp, cette exposition est en fait une déclinaison réduite et revisitée de l’exposition éponyme Lieux saints partagés, initialement conçue au Musée des civilisations de  l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) à Marseille en 2015.

Au Mucem, cette première version a rencontré un succès important en rassemblant plus de 120 000 visiteurs en quatre mois. Le grand public s’est révélé très réceptif et fort demandeur d’autres regards sur le fait religieux que ceux que véhiculent certains médias.

Sans nier les heurts et les conflits entre les monothéismes, cette exposition propose de faire un « pas de côté » pour mieux saisir un phénomène peu connu : les sanctuaires visités en Europe et en Méditerranée par des fidèles de religions différentes.

Bien que l’itinérance n’ait pas été prévue, la « version longue » de l’exposition a connu de nouvelles étapes : au Musée du Bardo à Tunis (2016) ; au Thessaloniki Photography Museum, au Macedonian Museum of Contemporary Art et à Yeni Cami à Thessalonique (2017) ; au Musée National de l’Histoire de l’Immigration à Paris (2017) ; à Dar elBacha Musée des Confluences à Marrakech (2017) ; à la New York Public Library, la Morgan Library & Museum et au CUNY Graduate Center à New York (2018) ; à Depo à Istanbul (2019)…

Parallèlement, une « version  légère » a été conçue sur mesure pour le site de Notre Dame du Haut. C’est cette exposition qui est ici proposée à l’itinérance.

Lieux saints partagés est le fruit et la traduction de nombreuses années de recherche scientifique menées par des équipes internationales de chercheurs, dont les deux commissaires, Dionigi Albera et Manoël Pénicaud, anthropologues au CNRS.

Exposition itinérante "Lieux saints partagés"

Cette exposition itinérante, d’un format léger, ne présente qu’une vitrine d’objets originaux et 15 petits cadres.

Le principal des contenus est reproduit sur 38 panneaux autoportants accompagnés d’une série de films. Le déroulé de l’exposition suit quatre parties : La Terre Sainte ; Marie la chrétienne, Marie la musulmane ; Le partage religieux dans l’architecture ; Témoins et passeurs.

Le dispositif est déployé sur des panneaux d’exposition soclés sur des supports scénographiques en bois autoportants.


Les textes sont en français mais des fiches de salle en anglais sont proposées à la demande.

Les films sont en VO sous titrés en français mais peuvent être fournis sous- titrés en anglais, à la demande.

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